Les curriculums
FRANCOIS CARDINAL
Journaliste spécialisé en environnement
Auteur et conférencier
Montréal, Québec, Canada
Journaliste depuis une dizaine d’années, François Cardinal est un expert de la communication qui a fait sa marque dans la presse écrite, à la télé et à la radio. Conférencier recherché, il est aussi l’auteur de deux essais très remarqués : « Le mythe du Québec vert » (2007) et « Perdus sans la nature : Pourquoi les jeunes ne jouent plus dehors et comment y remédier » (2010).
Éditorialiste au quotidien La Presse, François Cardinal est bien connu pour son expertise en environnement. Il est d’ailleurs chroniqueur aux émissions C’est bien meilleur le matin, sur la Première chaîne de Radio-Canada, et Le Show du matin, à V télé.
Dans le passé, François Cardinal a été chroniqueur à l’émission Bazzo.tv à Télé-Québec, ainsi qu’à La Vie en vert, fonction pour laquelle il a obtenu une nomination aux Gémeaux, en 2009. Il a aussi œuvré comme journaliste au quotidien Le Devoir pendant plusieurs années, où il a occupé les fonctions de pupitreur, de correspondant parlementaire à l’Assemblée nationale et de reporter à Montréal.
Régulièrement appelé à commenter les enjeux d’actualités à la télévision et à la radio, il donne régulièrement des conférences, notamment dans les écoles, les universités et les organismes professionnels comme l’Association des économistes du Québec, le Barreau du Québec et l’Association du transport urbain du Québec.
Note
Pour toutes démarches de conférences avec M. François Cardinal, veuillez faire votre demande à M. Rémi Baril : remibaril@lemondeestailleurs.com ou 514-901-0622
CONFÉRENCIER
Perdus sans la nature
Nos enfants ne jouent plus dehors, nous le constatons tous. rappelle Francois Cardinal. Or les chercheurs sont de plus ne plus nombreux à tracer un lien direct entre le déclin marqué du jeu à l’extérieur, non structuré, et l’explosion des problèmes de santé diagnostiqués chez les enfants.
On se croirait en plein roman de science-fiction. Nos enfants passent aujourd’hui le plus clair de leur temps enfermés entre quatre murs, "protégés" de tous les dangers du monde extérieur. Branchés à leurs consoles de jeu, ils sont plus que jamais débranchés de la nature. Or les études sont de plus en plus nombreuses à conclure que l’absence de tout contact sérieux avec la nature participe à la détérioration marquée de la santé, mentale et physique, des enfants. François Cardinal préconise ainsi la fin des activités organisées, des cours à répétition, du contrôle excessif des enfants et de leurs horaires, au profit d’une autonomie nouvelle, d’activités libres et d’un retour aux mains plongées dans la terre humide.
Public cible : entreprises, organismes, parents, enseignants, professionnels des milieux de la santé et de l’éducation.
Durée : 1 à 2 heures
Comment se sortir de la crise environnementale
Les quantités de déchets générés ne cessent de croître, le parc automobile grossit chaque année, la demande énergétique explose… Tendance inéluctable? Pas du tout, répond François Cardinal.
Certes, la population est de plus en plus consciente du sort réservé à l’environnement. Mais pour résoudre les multiples problèmes qui se posent, il importe maintenant de passer à la vitesse supérieure en exploitant de façon avant-gardiste les principes du « pollueur-payeur », croit François Cardinal, en faisant payer à sa juste valeur la collecte de ses déchets, par exemple, le kilométrage parcouru en auto ou l’énergie consommée.
Public cible : entreprises, organismes, citoyens, fonctionnaires, spécialistes de l’environnement.
Durée : 1 à 2 heures
Le mythe du Québec vert
Sondage après sondage, les Québécois clament haut et fort leur grande sensibilité environnementale. Or cette verte image qu’ils projettent n’est, hélas, qu’une illusion…
Fort d’une enquête poussée sur la question, François Cardinal constate que les Québécois sont les grands champions de la production de déchets, de piètres recycleurs, de grands amateurs de voitures… Un tel portrait serait toutefois incomplet s’il n’était accompagné de solutions. François Cardinal propose ainsi des mesures qui ne manqueront pas de susciter de vifs débats.
Public cible : professionnels, citoyens sensibilisés aux questions environnementales… et ceux qui ne le sont pas.
Durée : 1 à 2 heures
AUTEUR
MORCEAU CHOISI (2010): PERDUS SANS LA NATURE (EXTRAIT DE QUÉBEC AMÉRIQUE)
«Viens souper!» Ma mère crie sur le pas de la porte. D'un bond, je me lève. Je ramasse mon vélo et salue mes voisins: «À tantôt!» Puis je quitte le sous-bois sur ma monture, empruntant le sentier qui me mène directement à la maison.
Cette scène qui se déroulait presque quotidiennement sur la rue Pérodeau, à Québec, où j'ai grandi, vous est sûrement familière, puisqu'elle faisait partie du quotidien de la plupart des enfants aujourd'hui adultes. Mais à mon fils de 6 ans, en revanche, cette scène ne dit rien du tout.
Tout comme elle ne dit rien à ses amis et aux autres enfants nés au tournant du millénaire, dont les rares temps libres sont passés entre quatre murs, plus souvent qu'autrement devant un écran. Si bien que le son des enfants qui s'amusent se fait de moins en moins entendre, en banlieue, en région, en ville et à la campagne, à Sherbrooke, à Outremont, dans le quartier Saint-Roch et à Gatineau, ailleurs au Canada, aux États-Unis aussi bien qu'en Europe.
Avons-nous, à notre insu, soustrait nos enfants à leur habitat naturel? Avons-nous éliminé le jeu libre de l'agenda des enfants? Leur imposons-nous un cadre trop rigide, des horaires trop chargés, des vies de fou? Et si c'est le cas, peut-on faire marche arrière? Doit-on le faire?
Le rouleau compresseur de l'urbanisation a lissé, uniformisé, pavé et bétonné les paysages qui regorgeaient jadis de cachettes, de lieux secrets et d'endroits sombres qui faisaient le bonheur des enfants. Si nous avions, dans le passé, l'occasion de nous perdre dans un boisé, de jouer dans une rigole ou de grimper un talus sans jamais quitter le voisinage, ce n'est tout simplement plus possible aujourd'hui.
Les citadins, les banlieusards, les autoroutes et les immenses centres commerciaux sont autant de rats qui grugent les champs. Bon an mal an, la Commission de protection du territoire agricole du Québec reçoit quelque 3000 demandes de dérogations de toutes sortes afin de bâtir des logements ici, d'agrandir un golf là-bas, de construire un centre de distribution au loin. Ce faisant, on accroît la pression sur les terres agricoles... et sur les terrains de jeu officieux des enfants. De verts, ils sont devenus gris. De riches, ils sont devenus pauvres en biodiversité. «Dans ma cour, maintenant, c'est un nouveau développement, un décor aseptisé, loin de mon doux souvenir d'antan», chante Marie-Annick Lépine.
Avec raison. Dans la vieille Europe, où les urbains s'entassent dans des endroits exigus, autant qu'en Amérique du Nord, où l'espace ne manque pourtant pas, l'enfant qui jette aujourd'hui un coup d'œil par la fenêtre (car il ne sort plus!) a de fortes chances de ne voir comme animaux que des écureuils, des pigeons et des chats en liberté, ce que confirme une étude publiée en 2004 dans la revue scientifique Bioscience.
. «Dans les villes à travers le monde, écrivent les chercheurs américains, la plupart des résidants se concentrent dans des quartiers ayant une biodiversité grandement appauvrie. La conséquence est tragique et sous-estimée: des milliards de personnes n'auront jamais l'occasion de développer un intérêt pour la nature.»
À l'urbanisation s'est ajoutée la popularité du petit écran, encore plus avec l'avènement d'émissions éducatives dans les années 70. Trop contents que leurs bambins cessent de «perdre leur temps», les parents ont tout de suite vu les bienfaits de cette télé positive qui apprenait tant de belles choses à leur marmaille.
La popularité de Passe-Partout ici et de Sesame Street ailleurs a incité les chaînes de télévision à en offrir plus aux enfants, privilégiant avec le temps, restrictions budgétaires obligent, la quantité plutôt que la qualité. Les amis de Cannelle et Pruneau, de Big Bird et Elmo ont eu des enfants à leur tour. Le petit écran a pris une place grandissante, allant même parfois jusqu'à remplacer la gardienne, voire le temps parental accordé aux bouts de chou.
Ajoutons à cela les Nintendo, devenus Xbox, devenus Wii, si chers aux jeunes générations. La place prépondérante de l'auto dans l'aménagement des villes. La culture de la peur alimentée par les nouvelles en continu. L'illusion si caractéristique de notre époque du sacro-saint risque zéro. Et le contrôle parental, croissant à mesure que le nombre d'enfants par ménage décroît.
Résultat: nos enfants s'enferment de plus en plus pour profiter des avantages de la maison, mais aussi pour s'isoler des dangers de l'extérieur. Mot d'ordre général: la sécurité, surtout pas l'expérience.
SOURCE
PERDUS SANS LA NATURE : POURQUOI LES JEUNES NE JOUENT PLUS DEHORS ET COMMENT Y REMÉDIER — Francois Cardianal (auteur), Jean-François Chicoine, pédiatre (Préface) — Rémi Baril (Direction de projet pour : Le monde est ailleurs) — Anne-Marie Villeneuve (Direction de projet pour : Éditions Québec Amérique), Rémi Baril & Le monde est ailleurs (photos), Jean-François Chicoine (Directeur de la collection) — Collection "La santé du monde"— Éditions Québec Amérique, Montréal, Québec, Canada (Édition) 2010, ISBN : 978-2-7644-0775 - 203 pages
Dernière révision : 6 janvier 2012
